The disputes that are submitted to ICC arbitration often call for specialized knowledge of a particular industry, area of law or country. One of the widely recognized advantages of arbitration over litigation is that it offers parties the possibility of designating, or having the arbitration institution designate, as arbitrators persons who possess such knowledge. The relevance of specialized knowledge is illustrated in several of the extracts from ICC arbitral awards that are published in this issue of the Bulletin, which were rendered in disputes relating to the exploration, production and sale of oil and gas in the MENA region. They deal with matters such as the operation of drilling rigs, relations with indigenous populations in the drilling areas, the scheduling of works in complex construction projects, and industry practices for setting prices. At the same time, they also rule on classic contractual issues such as the recovery and mitigation of losses, entitlement to and allocation of damages, proper communication and good faith in contractual dealings, jurisdiction over a non-signatory, hardship, force majeure and estoppel. As an introduction to these cases and the issues they raise, we publish alongside the awards a commentary by industry specialist and arbitrator Tim Martin.

In several of the cases referred to in this issue experts were called upon to help inform the arbitral tribunal and provide independent opinions on specific questions such as project programming, causes of delay or quantum. The need for experts in arbitral proceedings, and indeed in business in general, has grown with the increasing technicality, specialization and multiculturality of economic activity. Recognizing this trend, the ICC has just completed a revision of its rules governing the proposal and appointment of experts and the administration of expert proceedings. Each of these three services is now administered pursuant to a separate set of rules, which gives them a clearer identity and makes them more easily accessible to users. Readers wishing to know more about the ICC’s activity in relation to experts are referred to the article by James Nicholson and Matthias Cazier-Darmois in this issue of the Bulletin.

The resolution of disputes by arbitration calls for many skills. Although legal expertise is likely nowadays to be considered as among the most important, this has not always been the case, as we are reminded in Florian Grisel’s article in this issue exploring the relationship between legal and non-legal reasoning in ICC awards over the past century. He shows that equitable solutions were considered more important than legal reasoning in the early days of ICC arbitration, but the economic crisis of the 1930s led to a turnaround, with increasing importance thereafter placed on legal reasons. This development reminds us again of how important the choice of a suitably qualified arbitrator is to the resolution of a dispute.

The articles and awards contained in this issue are published in the languages in which they were originally drafted – in this case, English or French – with summaries in English, French and Spanish. This is in recognition of the Bulletin’s diverse readership, geographically as well as professionally.

Andrea Carlevaris

Secretary General

International Court of Arbitration

Avant-propos

Le règlement des différends soumis à l’arbitrage de la CCI exige souvent des connaissances spécialisées dans des secteurs économiques, des domaines du droit ou des pays particuliers. L’un des avantages largement reconnus de l’arbitrage par rapport à l’action en justice est qu’il offre aux parties la possibilité de désigner, ou de faire désigner par une institution arbitrale, en qualité d’arbitres, des personnes possédant de telles connaissances. L’importance de ces dernières est illustrée par la publication dans ce numéro du Bulletin de plusieurs extraits de sentences arbitrales de la CCI prononcées dans des litiges liés à la prospection, à la production et à la vente de pétrole et de gaz au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Elles traitent de sujets tels que la mobilisation d’appareils de forage, les rapports avec la population indigène des zones de forage, le calendrier des travaux dans des projets de construction complexes et les pratiques du secteur en matière de fixation des prix. Elles tranchent également des questions contractuelles classiques telles que le recouvrement et l’atténuation des pertes, le droit à des dommages-intérêts et le partage des responsabilités, la nécessité d’une communication adéquate et de la bonne foi dans les relations contractuelles, la compétence à l’égard des non-signataires, l’imprévision, la force majeure et le principe de l’estoppel. En guise d’introduction à ces affaires et aux questions qu’elles soulèvent, nous publions en compagnie des sentences un commentaire de Tim Martin, arbitre et spécialiste du secteur.

Dans plusieurs des affaires évoquées dans ce numéro, des experts ont été appelés à éclairer le tribunal arbitral et à formuler des avis indépendants sur des points précis tels que la programmation d’un projet, les motifs d’un retard ou un quantum. Le besoin d’experts dans les procédures d’arbitrage, et dans les relations commerciales en général, a augmenté avec la technicité, la spécialisation et le multiculturalisme accrus de l’activité économique. Attentive à cette tendance, la CCI vient d’achever la révision de ses règles relatives à la proposition et à la nomination d’experts ainsi qu’à l’administration des procédures d’expertise. Chacun de ces trois services est désormais administré conformément à un règlement distinct, ce qui les rend plus clairement identifiables et plus aisément accessibles pour les utilisateurs. Les lecteurs qui souhaitent en savoir plus sur les activités de la CCI dans le domaine des experts sont invités à lire l’article de James Nicholson et de Matthias Cazier-Darmois dans ce numéro du Bulletin.

Le règlement des différends par l’arbitrage requiert de nombreuses compétences. Bien que l’expertise juridique soit sans doute considérée aujourd’hui comme l’une des plus importantes, cela n’a pas toujours été le cas, comme le rappelle l’article de Florian Grisel, qui étudie dans ce numéro les rapports entre motifs juridiques et non juridiques dans les sentences de la CCI au cours du siècle dernier. Il montre qu’aux premiers temps de l’arbitrage de la CCI, une solution équitable était jugée plus importante qu’un raisonnement juridiquement étayé, mais que la crise économique des années 1930 a marqué un tournant, avec ensuite une montée en puissance des arguments juridiques. Cette évolution nous rappelle encore une fois à quel point le choix d’un arbitre ayant les compétences requises est important pour le règlement d’un litige.

Les articles et les sentences contenus dans le présent numéro sont publiés dans leur langue d’origine — en l’occurrence en anglais ou en français —, avec des résumés en anglais, espagnol et français, compte tenu de la diversité du lectorat du Bulletin aussi bien sur le plan géographique que professionnel.

Andrea Carlevaris

Secrétaire général

Cour internationale d'arbitrage

Prefacio

Las controversias que se someten al arbitraje de la CCI suelen requerir conocimientos especializados sobre un sector, ámbito del derecho o país particulares. En comparación con el litigio, una de las ventajas más reconocidas del arbitraje es la de ofrecer a las partes la posibilidad de designar como árbitros a personas que poseen tal conocimiento o de dejar que la institución de arbitraje lo haga en su lugar. En este número del Boletín figuran diversos extractos de laudos arbitrales de la CCI dictados en controversias relativas a la explotación, la producción y la venta de gas y petróleo en la región de Oriente Medio y África del Norte que ilustran la pertinencia de los conocimientos especializados. Estos laudos tratan cuestiones como la operación de plataformas de perforación, las relaciones con las poblaciones autóctonas en las áreas de perforación, la programación de las obras en proyectos de construcción complejos y las prácticas de la industria para la fijación de precios. Al mismo tiempo, también se pronuncian sobre asuntos contractuales clásicos como la recuperación y mitigación de pérdidas, el derecho a daños y perjuicios y su concesión, la comunicación adecuada y buena fe en las transacciones contractuales, la competencia sobre los no signatarios, la onerosidad, la fuerza mayor y el estoppel. A manera de introducción a estos casos y a los temas que plantean, publicamos junto con los laudos un comentario de Tim Martin, un especialista de la industria que también se desempeña como árbitro.

En algunos de los casos mencionados en esta edición, se acudió a los peritos para que brindaran información al tribunal arbitral y ofrecieran dictámenes independientes sobre asuntos específicos como la programación del proyecto, los motivos de los retrasos o las cuantías. La necesidad de peritos en procedimientos de arbitraje, y en los negocios en general, ha aumentado con la tecnicidad, especialización y multiculturalidad crecientes de la actividad económica. Ante esta tendencia, la CCI acaba de terminar una revisión de sus reglas que rigen la propuesta y el nombramiento de peritos y la administración de procedimientos de peritaje. Cada uno de estos tres servicios ahora se administra de conformidad con un reglamento separado, lo que le proporciona una identidad más clara y lo hace más accesibles a los usuarios. Los lectores que deseen más información sobre la actividad de la CCI relativa a los peritos pueden consultar el artículo de James Nicholson y Matthias Cazier-Darmois en este número del Boletín.

La resolución de controversias mediante el arbitraje requiere varias capacidades. Aunque tal vez hoy se considere que la competencia jurídica es una de las más importantes, este no siempre ha sido el caso, tal como nos lo recuerda el artículo de Florian Grisel de esta edición que examina la relación entre el razonamiento jurídico y no jurídico en los laudos de la CCI del último siglo. El autor muestra que, en los inicios del arbitraje de la CCI, las soluciones equitativas se consideraban más importantes que el razonamiento jurídico, pero que la crisis económica de los años 30 provocó un cambio que ha otorgado una envergadura cada vez mayor a los motivos jurídicos. Esta evolución nos recuerda nuevamente lo importante que es escoger un árbitro convenientemente cualificado para la resolución de una controversia.

Los artículos y los laudos que aparecen en esta edición se publican en los idiomas en los que se redactaron originalmente, en este caso el inglés o el francés, con resúmenes en inglés, francés y español. De este modo se hace un reconocimiento a la diversidad de los lectores del Boletín tanto en el plano geográfico como profesional.

Andrea Carlevaris

Secretario General

Corte Internacional de Arbitraje